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Aufleuchten Kandinsky

Poster: Kandinsky: Aufleuchten -40x50 cm
  • Poster Kandinsky Aufleuchten -40x50 cm

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P721 70 100 300 9,30
P721M 60 80 300 8,00
P721S 40 50 300 3,30

Aufleuchten Kandinsky - Wassily Kandinsky est un peintre russe et un théoricien de l’art né à Moscou le 4 décembre 1866 et mort à Neuilly-sur-Seine le 13 décembre 1944.
 
Considéré comme l’un des artistes les plus importants du XXème siècle à côté de Picasso et de Matisse, il est le fondateur de l'art abstrait.
  
Il est généralement considéré comme étant l’auteur de la première œuvre non figurative qu'on appellera abstraite de l’histoire de l’art moderne, une aquarelle peinte en 1910. Certains historiens ou critiques d'art ont cependant soupçonné Kandinsky d'avoir antidaté cette aquarelle pour s'assurer la paternité de l'abstraction sous prétexte qu'elle ressemble à une esquisse pour la Composition VII de 1913. Mais Kandinsky a peut-être simplement utilisé cette aquarelle de 1910 comme point de départ pour ses esquisses ultérieures de cette Composition VII et souhaité produire à partir de cette première aquarelle très spontanée une composition plus élaborée et plus travaillée.
 
Kandinsky est né à Moscou mais il a passé son enfance à Odessa. Il s’est inscrit à l’Université de Moscou et a choisi le droit et l’économie. Bien que cette profession soit couronnée de succès, il décida de commencer des études de peinture (dessin d’après modèle, croquis et anatomie) à l’âge de 30 ans.
 
En 1896 il s’installa à Munich où il étudia à l’Académie des Beaux-Arts. Il retourna à Moscou en 1918 après la révolution russe. Mais se trouvant en conflit avec les théories officielles de l’art, il retourna en Allemagne en 1921. Il y enseigna au Bauhaus à partir de 1922 jusqu’à sa fermeture par les nazis en 1933. Il émigra alors en France et y vécut le reste de sa vie, acquérant la nationalité française en 1939. Il est mort à Neuilly-sur-Seine en 1944.
 
La création par Kandinsky d’une œuvre purement abstraite n’est pas intervenue comme un changement abrupt, elle est le fruit d’un long développement, d’une longue maturation et d’une intense réflexion théorique fondée sur son expérience personnelle de peintre et sur cet élan de l’esprit vers la beauté intérieure et ce profond désir spirituel qu’il appelait la nécessité intérieure et qu’il mettait au principe de l’art.
 
La jeunesse et la vie de Kandinsky à Moscou lui apportèrent une multitude de sources d’inspiration. Il se souviendra plus tard qu’étant enfant il était fasciné et exceptionnellement stimulé par la couleur. C’est probablement lié à sa synesthésie, qui lui permettait littéralement d’entendre les couleurs qu’il voyait comme des sons musicaux. Sa fascination pour les couleurs continua à augmenter pendant qu’il grandissait à Moscou, bien qu’il n’ait semble-t-il jamais tenté de faire des études artistiques.
 
En 1889 il participa à un groupe ethnographique qui voyagea jusqu’à la région de Vologda au nord-est de Moscou pour étudier les coutumes relatives au droit paysan. Il raconte dans Regards sur le passé qu’il avait l’impression de se mouvoir dans un tableau lorsqu’il rentrait dans les maisons ou dans les églises de cette région décorées des couleurs les plus chatoyantes. Son étude du folklore de cette région, en particulier l’usage de couleurs vives sur un fond sombre a rejailli sur son œuvre primitive. Kandinsky écrira quelques années plus tard que «la couleur est le clavier, les yeux sont les marteaux et l’âme est le piano avec les cordes». C'est cette même année, avant de quitter Moscou, qu’il vit une exposition de Monet et qu’il fut impressionné par une représentation d’une meule de foin qui lui montrait la puissance de la couleur utilisée presque indépendamment de l’objet lui-même.
 
Le temps que Kandinsky a passé à l’école des Beaux-Arts a été facilité par le fait qu’il était plus âgé et plus expérimenté que les autres étudiants. Il commença une carrière de peintre tout en devenant un véritable théoricien de l’art du fait de l’intensité de ses réflexions sur son propre travail. Malheureusement, très peu de ses œuvres de cette période existent encore, bien que sa production ait probablement été importante. Cette situation change à partir du début du XXe siècle et un grand nombre de paysages et de villes qu’il avait peints, utilisant de larges touches de couleur mais des formes bien identifiables, ont été conservés.
 
Pour l’essentiel, les peintures de Kandinsky de cette époque ne comportent pas de visages humains. Une exception est Dimanche, Russie traditionnelle (1904) où Kandinsky nous propose une peinture très colorée et sans doute imaginaire de paysans et de nobles devant les murs d’une ville. Sa peinture intitulée «Couple à cheval» (1906-1907) dépeint un homme sur un cheval, portant avec tendresse une femme, et qui chevauche devant une ville russe aux murs lumineux au-delà d’une rivière. Le cheval qui est couvert d’une étoffe somptueuse se tient dans l’ombre, tandis que les feuilles des arbres, la ville et les reflets dans la rivière luisent comme des taches de couleur et de lumière.
 
Une peinture fondamentale de Kandinsky de ces années 1900 est probablement «Le cavalier bleu» (1903) qui montre un personnage portant une cape chevauchant rapidement à travers une prairie rocailleuse. Kandinsky montre le cavalier davantage comme une série de touches colorées que par des détails précis. En elle-même, cette peinture n’est pas exceptionnelle, lorsqu’on la compare aux tableaux d’autres peintres contemporains, mais elle montre la direction que Kandinsky va suivre dans les années suivantes et son titre annonce l’association qu’il va fonder quelques années plus tard.
 
De 1906 à 1908 Kandinsky passe une grande partie de son temps à voyager à travers l’Europe, jusqu’à ce qu’il s’installe dans la petite ville bavaroise de Murnau. «La montagne bleue» (1908-1909) peinte à cette époque montre davantage sa tendance vers l’abstraction pure. Une montagne de bleu est flanquée de deux grands arbres, l’un jaune et l’autre rouge. Un groupe de trois cavaliers et de quelques autres personnages traverse le bas de la toile. Le visage, les habits et la selle des cavaliers sont chacune d’une couleur unie, et aucune des personnages ne montre de détail réaliste. Le large emploi de la couleur dans «La montagne bleue» illustre l’évolution de Kandinsky vers un art dans lequel la couleur elle-même est appliquée indépendamment de la forme.
 
À partir de 1909, ce que Kandinsky appelait le «chœur des couleurs» deviendra de plus en plus éclatant, il se chargera d’un pouvoir émotif et d’une signification cosmique intense. Cette évolution a été attribuée à un ouvrage de Goethe, le «Traité des couleurs» (Farbenlehre), qui a influencé ses livres «Du Spirituel dans l’Art» et «Regards sur le passé». L'année suivante, il peint la première œuvre abstraite réalisée à partir d’une conviction profonde et dans un but clairement défini : substituer à la figuration et à l’imitation de la « réalité » extérieure du monde matériel une création pure de nature spirituelle qui ne procède que de la seule nécessité intérieure de l’artiste. Ou, pour reprendre la terminologie du philosophe Michel Henry, substituer à l’apparence visible du monde extérieur la réalité intérieure pathétique et invisible de la vie.
 
Les peintures de la période dite "Le cavalier bleu" (1911-1914) comportent de grandes masses colorées très expressives évoluent indépendamment des formes et des lignes qui ne servent plus à les délimiter ou à les mettre en valeur mais qui se combinent avec elles, se superposent et se chevauchent de façon très libre pour former des toiles d’une force extraordinaire.
 
En plus de la peinture elle-même, Kandinsky se consacra à la constitution d’une théorie de l’art. Il a contribué à fonder l’association des Nouveaux Artistes de Munich dont il devint le président en 1909. Le groupe fut incapable d’intégrer les approches les plus radicales comme celle de Kandinsky du fait d’une conception plus conventionnelle de l’art, et le groupe se dissout fin 1911. Kandinsky fonda alors une nouvelle association, «Le Cavalier bleu» (Der Blaue Reiter) avec des artistes plus proches de sa vision de l’art tels que Franz Marc. Cette association réalisa un almanach, appelé «L’Almanach du Cavalier Bleu» qui connu deux parutions. Davantage de numéros étaient prévus, mais la déclaration de la première guerre mondiale en 1914 mis fin à ces projets et Kandinsky retourna chez lui en Russie via la Suisse et la Suède.
 
Durant les années 1918 à 1921 Kandinsky s’occupe du développement de la politique culturelle de la Russie, il apporte sa collaboration dans les domaines de la pédagogie de l’art et de la réforme des musées. Il se consacra également à l’enseignement artistique avec un programme reposant sur l’analyse des formes et des couleurs, ainsi qu’à l’organisation de l’Institut de culture artistique à Moscou. Il peint très peu durant cette période. Il fait la connaissance en 1916 de Nina Andreievskaïa qui deviendra son épouse l’année suivante. Kandinsky reçu en 1921 pour mission de se rendre en Allemagne au Bauhaus de Weimar, sur l’invitation de son fondateur, l’architecte Walter Gropius. L’année suivante, les soviétiques interdirent officiellement toute forme d’art abstrait car jugé nocif pour les idéaux socialistes.
 
Le Bauhaus était une école d’architecture et d’art novateur qui avait pour objectif de fusionner les arts plastiques et les arts appliqués et dont l’enseignement reposait sur la mise en application théorique et pratique de la synthèse des arts plastiques. Kandinsky y donna des cours dans le cadre de l’atelier de peinture murale, qui reprenaient sa théorie des couleurs en y intégrant de nouveaux éléments sur la psychologie de la forme. Le développement de ces travaux sur l’étude des formes, en particulier le point et les différentes formes de lignes, conduiront à la publication de son second grand ouvrage théorique «Point et ligne sur plan» en 1926.
 
Les éléments géométriques prirent dans son enseignement comme dans sa peinture une importance grandissante, en particulier le cercle, le demi-cercle, l’angle et les lignes droites ou courbes. Cette période fut pour lui une période d’intense production. Par la liberté dont témoigne chacune de ses œuvres, par le traitement des surfaces riches en couleurs et en dégradés magnifiques comme dans sa toile «Jaune – rouge – bleu» (1925), Kandinsky se démarque nettement du constructivisme ou du suprématisme dont l’influence était grandissante à cette époque.
 
Confronté à l’hostilité des partis de droite, le Bauhaus quitta Weimar pour s’installer à Dessau dès 1925. Suite à une campagne de diffamation acharnée de la part des nazis, le Bauhaus fut fermé à Dessau en 1932. L’école poursuivit ses activités à Berlin jusqu’à sa dissolution en juillet 1933. Kandinsky quitte alors l’Allemagne pour venir s’installer à Paris.
 
A Paris, il se trouve relativement isolé, d’autant que l’art abstrait, en particulier géométrique, n’est guère reconnu : les tendances artistiques à la mode étaient plutôt l’impressionnisme et le cubisme. Il vit et travaille dans un petit appartement dont il a aménagé la salle de séjour en atelier. Des formes biomorphiques aux contours souples et non géométriques font leur apparition dans son œuvre, des formes qui évoquent extérieurement des organismes microscopiques mais qui expriment toujours la vie intérieure de l’artiste. Il recourt à des compositions de couleurs inédites qui évoquent l’art populaire slave et qui ressemblent à des ouvrages en filigrane précieux. Il utilise également du sable qu’il mélange aux couleurs pour donner à la peinture une texture granuleuse.
 
Cette période correspond en fait à une vaste synthèse de son œuvre antérieure, dont il reprend l’ensemble des éléments tout en les enrichissant. Il peint en 1936 et 1939 ses deux dernières grandes compositions, ces toiles particulièrement élaborées et longuement mûries qu’il avait cessé de produire depuis de nombreuses années. Composition IX est une toile aux diagonales puissantes fortement contrastées et dont la forme centrale évoque un embryon humain dans le ventre de sa mère. Les petits carrés de couleurs et les bandes colorées semblent se détacher du fond noir de Composition X comme des fragments ou des filaments d’étoiles, tandis que d’énigmatiques hiéroglyphes aux tons pastels recouvrent la grande masse marron qui semble flotter dans le coin supérieur gauche de la toile.
 
A partir de la mort de Wassily Kandinsky et durant une trentaine d’années, Nina Kandinsky n’a cessé de diffuser le message et de divulguer l’œuvre de son mari. L’ensemble des œuvres en sa possession ont été léguées au Centre Georges Pompidou, à Paris, où l’on peut voir la plus grande collection de ses peintures.

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